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Val de Suse: appel à soutien de la douane occupée à Clavières

Dogana Occupata (douane occupée)

31 juillet 2021 –  A partir d’aujourd’hui, nous occupons l’ancienne
douane italienne à Clavières. Ce bâtiment représente à la fois les
contrôles, la répression à la frontière et la libre circulation des
marchandises et des touristes : il devient aujourd’hui un refuge
autogéré, un espace d’organisation politique de solidarité directe et un
lieu libre et ouvert à tous·tes·x.
Si nous décidons d’occuper de nouveau ici, c’est pour maintenir une
présence sur cette frontière et pour montrer notre détermination face
aux expulsions qui ont déjà eu lieu dans cette zone, Chez Jésus à
Clavières en Octobre 2018 et la Casa Cantoniera à Oulx en mars 2021.
Suite à la dernière expulsion, nous sommes revenu·es·x à Clavières en
bricolant un camp que nous occupons de manière permanente car c’est ici
que les personnes exilées se font refouler par les dispositifs de
répression mis en place par les états français et italiens.
Malgré ces refoulements continus à la frontière par la PAF (Police Aux
Frontières), les personnes continuent d’arriver. Depuis plus d’un an,
nous avons été témoins d’une collaboration grandissante entre la police
française et italienne, les flics italiens identifient maintenant les
personnes refoulées dans les locaux français de la PAF.
La croix rouge joue un rôle un actif dans cette collaboration en se
chargeant du transport des personnes refoulées depuis la PAF jusqu’au
refuge Fraternità Massi à Oulx, à 15 kilomètres de la frontière. Les
ressources financières des institutions humanitaires continuent
d’augmenter alors que leur modèle continue de nous montrer son
inefficacité. Et ce n’est pas seulement que son fonctionnement et son
approche empêche l’autodétermination des personnes exilées, il spécule
aussi sur leurs vies.
En avril, plus de 600 000 euros ont été alloués aux communes de
Clavières et de Bardonnechia pour faire face à ce qui est appelé une «
crise humanitaire ». C’est pourtant clair que nous ne faisons pas
seulement face à une situation d’urgence mais bien aux conséquences
directes de dispositifs répressifs à la frontière. Au niveau européen,
une loi actuellement à l’étude (nouveau pacte sur les migrations et
l’asile) permettrait d’augmenter le pouvoir répressif de Frontex
(dispositif de contrôle de la forteresse europe) et de développer des
accords commerciaux de sous traitance des contrôles frontaliers aux pays
non européens (Niger, Maroc, Tunisie, Algérie…).

Pour faire face à tout ça, des luttes politiques continuent d’exister :
nous invitons toutes les personnes motivées à venir s’auto-organiser et
construire ensemble ce nouveau refuge autogéré.
Nous avons besoin de : matelas, couvertures, bouffe, vêtements chauds,
chaussures, matos pour cuisiner, poêle à bois…

Aujourd’hui, samedi 31 juillet 2021, à 12h, nous organisons un repas
partagé et à 14h des chantiers collectifs pour organiser le lieu qui
continueront toute la semaine. Venez nombreux·ses !
Contre tous les états et leurs frontières !
Freedom, hurriya, libertà

Publié sur https://squ.at/r/8cax

Appel à soutien de la douane occupée

La Dogana Occupata lance un appel – 31 juillet 2021
La première journée dans l’anciènne douane occupée a été intense et
participative. Les travaux de construction du refuge autogéré ont
continué sans interruption et on a maintenu une présence massive à
l’intérieur et à l’extérieur du batiment. Une large solidarité s’est
immédiatement manifestée des deux côtés des Alpes. La présence timide et
maladroite des flics n’a absolument pas affecté les activités et le
moral du groupe.
Il y a encore pleine de choses à faire ! Demain journée de travail
collectif : rejoignez-nous !
Le dîner sera partagé à 20 heures. Les moyens sont ce qu’ils sont,
apportez ce que vous aimeriez trouver.
Si vous voulez passer la nuit ici, apportez un matelas et un sac de
couchage.
Lundi matin BREAKborderFAST à partir de 7 heures.
Nous avons encore besoin de nombreux matériaux : matelas, couvertures,
nourriture, casseroles et tout pour la cuisine, produits de nettoyage,
poubelles, bidons d’eau, chaises, canapés, tables…

Douane occupée
Frontière cassée

Dogana Occupata
Clavières, Val de Suse, Italie
https://squ.at/r/8cas

Actu

Témoignages suite aux émeutes du CRA du Mesnil-Amelot

Dans la nuit entre mercredi 28 et jeudi 29 juillet, plusieurs prisonniers du CRA de Mesnil Amelot ont tenté de s’évader, alors que d’autres affrontez les keufs et montaient sur les toits des batiments du centre. Au moins 3 personnes sont arrivées à s’évader !

Article à consulter ici: https://paris-luttes.info/temoignages-suite-aux-emeutes-du-15245

Actu

Révoltes et évasions au CRA du Mesnil-Amelot – Montrons notre soutien aux prisonniers !

Une révolte a éclaté hier soir au centre du Mesnil-Amelot, plusieurs prisonniers sont montés sur le toit et ont tenté une évasion collective, plusieurs ont été attrapés mais certains auraient réussi à s’échapper


https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/seine-et-marne-des-evasions-et-des-incidents-au-centre-de-retention-du-mesnil-amelot-29-07-2021-HKCA6DRZLRGSFEW44NNYTLXUJY.php

Suites de la révolte :

[1/4] Vers 1 heure du mat, les forces armées (PAF, BAC et CRS) ont maté la révolte-évasion à coup de lacrymo, grenades et matraque. Y a de blessés parmi les prisonniers, mais plusieurs évadés sont toujours libres !
[2/4] Le Parisien : « Les forces armées ont utilisé des grenades de désencerclement ainsi que des lacrymogènes pour rétablir le calme, notamment parce que certaines de leurs collègues du CRA se trouvaient en difficulté. »
[3/4] Ce matin, les forces armées mettent la misère aux prisonniers : grosses fouilles partout, pas de café ni d’accès aux machines automatiques, coups de pression. Une dizaine de personnes ont été transférées dans la section des femmes, probablement pour être envoyées ailleurs.
[4/4] Solidarité aux prisonniers-ères et force aux évadés ! Hésitons pas à appeler les cabines de Mensil Amelot pour montrer notre soutien -> pour passer des coups de fil à l’intérieur : https://abaslescra.noblogs.org/appeler-les-retenu-e-s-numeros-des-cabines-en-cra/

Actu

Programme de la caravane résistante pour la vie dans les Hautes Alpes

Le programme détaillé des journées de camping, discussions et de manifestations à la frontière Franco-Italienne dans le briançonnais est sorti. Le voilà.

A la frontière des alpes occidentales, la séparation entre celleux qui jouissent de droits et de privilèges systémiques et celleux qui en sont privé.e.s n’est pas seulement géographique : c’est l’expression de la logique du profit concrétisée dans des pratiques sécuritaires, refus d’entrée, violences de genre, abus, détentions arbitraires, déportations et répression. Pour ces raisons, nous vous appelons toustes à participer et construire activement sur cet frontière trois jours de résistance, échanges et partages des pratiques et luttes.
29/06/2021
Une caravane résistante pour la vie dans les Hautes Alpes

En septembre 2020, en plein cœur de la pandémie, les zapatistes annoncent aux militant.es du monde entier, qu’ielles vont entamer un voyage du Mexique vers l’Europe, à la rencontre des luttes sur le vieux continent. D’un (…)

Attention : le camping n’est pas autorisé, participer signifie assumer sa responsabilité personnelle et collective.

Pour le moment, malgré l’attente de la confirmation de l’arrivée de la délégation zapatiste, nous continuons à faire notre possible pour lui donner l’opportunité de s’unir à nous et d’être accueillie sur ce territoire.

Le camping est auto-géré. Cela signifie que toute contribution est bienvenue et surtout un certain niveau d’auto-organisation est apprécié. Nous cherchons à faire preuve d’initiatives et être créatif.ve.s pour la bonne réussite du camping.

Ce que tu peux faire :

– Venir équipé.e (amène ta tente, sac de couchage, lumière, chaussures de marche, outils…)
– Faire des propositions (ateliers, moments d’échange, performance artistique, repas commun…)
– Faire passer le message (NB : nous aimerions que le camping soit le plus safe possible pour toustes les participant.e.s. Nous vous prions donc d’éviter de partager ceci avec des personnes qui ne sont pas de confiance. Pas de sexisme, pas de racisme, pas d’autoritarisme, pas de police.)
Des cantines solidaires à prix libre fourniront les repas.
Freedom, Hurriya, Liberté !

PROGRAMME DE LA CARAVANE RESISTANTE

JEUDI 22

H11 Rdv à Claviere et préparation du camping
H13 Déjeuner partagé
H16 Assemblée d’ouverture et présentation du camping H18 Discussion sur les autonomies zapatistes avec le Nodo Solidale
H20 Dîner et projection

VENDREDI 23

H8 Petit-déjeuner
H10:30 Table de travail : Sécurité informatique par Hacklab de Turin et Criptoparty Geneve
H10:30 Discussion : Lutter contre les systèmes de détention administrative en France et en Italie
H13 Déjeuner
H15 Table de travail : Soins et bien-être au sein du milieu militant
H15 Discussion : Echange de réflexions et de pratiques sur la lutte contre les frontières
H20 Diner
A suivre concert de la BANDA PERIFERICO TERRANEO

SAMEDI 24

H8 Petit-déjeuner et démantèlement du camp
H12 Déjeuner et marche vers le Val Clarée
H18 montage du camping

DIMANCHE 25
Demantelement du campement et marche vers Briançon

25-26 JUILLET
Camping, discussions et tables rondes spectacles, cirque et concerts à Gap

MARDI 27 : Manifestation à Gap
Apportez un équipement adapté au camping en montagne, assiettes, verres et couverts, bottes et gourde pour l’eau

article repris du site https://mars-infos.org

Actu

À Bruxelles, des centaines de sans-papiers sont en grève de la faim depuis 50 jours – Bastamag – 16 juillet 2021

Mobilisées pour obtenir leur régularisation, entre 400 à 500 personnes sans-papiers résidant en Belgique ont entamé une grève de la faim depuis plus d’un mois. Certaines d’entre elles pourraient décéder sans que le gouvernement n’intervienne.

Suite de l’article ici: https://www.bastamag.net/A-Bruxelles-des-centaines-de-sans-papiers-sont-en-greve-de-la-faim

Actu

Immigration : Le Conseil d’Etat retire trois pays africains de la controversée liste des pays « sûrs »

Le Conseil d'Etat a retiré trois pays africains de la liste établie par la France des pays d'immigration dits sûrs.

Le Conseil d’Etat a retiré trois pays africains de la liste établie par la France des pays d’immigration dits sûrs. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

Les Républiques du Bénin, du Sénégal et du Ghana ne feront désormais plus partie de la liste des pays d’immigration dits « sûrs ». Cette liste de 16 pays établie par l’ Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est controversée car elle réduit les chances d’obtenir l’asile. En effet, avec l’entrée en vigueur de la loi asile-immigration fin 2019, les ressortissants de ces pays s’exposent à une procédure d’expulsion dès le rejet de leur demande d’asile en première instance, sans laisser de chance à un premier recours.

Plusieurs associations, notamment de défense des personnes LGBT, s’étaient alors tournées vers la plus haute juridiction administrative, après que l’Ofpra, chargé d’attribuer le statut de réfugié, a décidé le 5 novembre 2019 de ne pas modifier cette liste, inchangée depuis 2015. « La délibération du 5 novembre 2019 du conseil d’administration de l’Ofpra est annulée » et « les Républiques du Bénin, du Sénégal et du Ghana » doivent être retirées de cette liste, a tranché le Conseil d’Etat dans sa décision.

Des risques liés à « l’orientation sexuelle » des ressortissants

Les ressortissants de ces trois pays ne pourront donc plus faire l’objet de procédures accélérées pour leurs demandes d’asile, autre conséquence du placement d’un pays sur la liste. Concernant le Bénin, l’Ofpra avait déjà décidé en septembre 2020 de suspendre sa qualité de « pays d’origine sûr » pour douze mois, sans pour autant le retirer de cette liste. Concernant le Sénégal et le Ghana, ce sont les risques liés à « l’orientation sexuelle » de leurs ressortissants qui ont motivé la décision.

« Compte tenu de l’existence de dispositions législatives pénalisant les relations homosexuelles au Sénégal et au Ghana et de la persistance de comportements, encouragés, favorisés ou simplement tolérés par les autorités de ces pays, conduisant à ce que des personnes puissent effectivement craindre d’y être exposées à de tels risques, l’Ofpra ne pouvait, sans commettre d’erreur d’appréciation, tenir ces Etats pour des pays d’origine sûrs dans l’examen des demandes présentées par leurs ressortissants », peut-on lire dans le texte.

Actu

Campagne de mobilisation en ligne contre les contrôles au faciès

On partage cette campagne contre les contrôles au faciès menée par 6 associations:

Pour visibiliser la lutte contre les contrôles au faciès et permettre à celles et ceux qui le souhaitent de se fédérer, nous vous proposons de participer à une campagne de mobilisation en ligne, pensée autour d’un geste symbolique fort. Retrouvez toutes les infos ci-dessous ou dans le doc en PJ.

Cette campagne s’inscrit en soutien à l’action de groupe menée par 6 associations (Maison communautaire pour un développement solidaire (MCDS), Pazapas, Réseau – Égalité, Antidiscrimination Justice – interdisciplinaire (REAJI), Amnesty International France, Human Rights Watch et Open Society Justice Initiative) pour faire cesser ces contrôles discriminatoires.

Pour en savoir plus rendez-vous sur : https://maruemesdroits.org/

  • Comment participer ?

1. En vous faisant prendre en photo (portrait en buste) – puisque le geste rend difficile les « selfies »! – les bras croisés devant la poitrine comme sur les images ci-dessous. Les photos n’ont pas besoin d’être de très bonne qualité, l’important est que l’ensemble fasse le plus « naturel » possible.

2. Envoyez votre photo par mail à Rafaelle (rafaelle.parlier@voxpublic.org) ou Léa (lea.boozparny@voxpublic.org) ou par whatsapp ou Telegram au numéro dédié à cette campagne (+33(0)683605827)

3. N’hésitez pas à relayer et partager cette campagne par mail à vos contacts pour que nous soyons un maximum à participer.

4. Les photos reçues seront mises en forme (avec un cadre qui comportera une référence à la lutte contre les contrôles au faciès), seront postées sur les comptes réseaux sociaux de la campagne #MaRueMesDroits.

  • Qui peut participer ?

Toutes celles et tous ceux qui veulent faire cesser les contrôles au faciès.

  • Que faire ? Un geste symbolique fort

Les avant-bras croisés devant la poitrine avec les paumes de main bien ouvertes vers le sol. 

Ce geste, décrit dans la banque d’émoji comme « homme ou femme qui fait un geste pour dire non », signifiera le fait de «dire non aux contrôles au faciès ». Il s’agit d’un signe pour demander la fin de ces contrôles et le respect des droits de chacun. 

Pour nous suivre sur les réseaux sociaux : https://twitter.com/MaRueMesDroits_ et https://www.instagram.com/maruemesdroits

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question ou information au sujet de cette initiative,

Bonne journée,

Rafaelle Parlier, VoxPublic

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