Documentaires longs

  • « Regarde ailleurs » d’Arthur Levivier (2018)

Arthur Levivier a rencontré les exilés à Calais pendant et après le démantèlement de la « jungle ». Durant plus d’un an, il a parlé avec des hommes et des femmes d’origine soudanaise, afghane, éthiopienne, érythréenne, mais aussi des habitants de Calais. Surtout, il a filmé ce que les médias mainstream ne montrent jamais : les violences policières, les injustices… et la force des réfugiés, leurs espoirs et leur capacité à rire de la situation, quoiqu’il arrive.

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  • « J’ai marché jusqu’à vous – récits d’une jeunesse exilée » – Rachid Oujdi (Juin 2016 )
    Documentaire réalisé en 2009 (61min) qui suit Valentin, à Calais en 2007. Valentin passe son bac et partage son temps entre le lycée, l’hôpital où est soignée sa mère et l’engagement auprès de jeunes exilé.e.s. C’est l’âge des choix. Valentin avance les yeux ouverts dans un monde vaste et complexe où la question du sens de la vie se présente à chacun de ses pas.218555_f2100211fd9c43d7a998dc7a9287dbf1~mv2_d_1240_1753_s_2

 

 

 

 

 

  • « Comme un prisonnier » de Olivier Cousin (2016)

Synopsis Mars 2016. Calais est l’un des « hotspots » de refuge de l’Europe forteresse. Là où s’entassent, dans l’espoir et l’attente, des milliers de personnes sans papiers, en quête d’une vie normale. Ahmed, syrien, et ses amis ont fui la guerre. Au milieu d’un no man’s land couvert de déchets, seuls restes de la démolition du camp, ils ramassent du bois. A partir de photos prises sur son téléphone, mémoire du parcours, il fait le témoignage de la guerre, sa violence, ses ravages : la prison, la torture, la peur, les bombardements, les morts, la haine… Il exprime sa désillusion de l’Europe inhospitalière, coincé entre une réalité d’une dureté sans nom et des rêves inachevés. Ahmed était professeur de physique en Syrie. Il est actuellement étudiant à l’Université de Lille, toujours en attente de ses papiers. COMME UN PRISONNIER est un des documentaires du projet “paroles de migrants”. Sous la forme de témoignages collectés en mars 2016 dans la Jungle de Calais, le projet “paroles de migrants” consiste en une série de portraits et films courts visant à déplacer le regard porté sur ces figures de l’exil, trop souvent réduites au silence. En choisissant de parler avec elles, ces films leur donnent la parole.

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  • « Ce sont des hommes » de Mathieu Quillet (2011)

    Calais, de juin à octobre 2009, du camp No Border à l’éviction des derniers squats et jungles des migrants. Ateliers, questionnements, rencontres avec des militants et des migrants en transit vers l’Angleterre, manifestations, remise en cause des problématiques liées aux frontières, violences policières, parcours des migrants, enjeux politiques, économiques et humains.. // Calais – Migrants – No Border – violences policières

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  • « Qu’ils reposent en révolte : des figures de guerre » de Sylvain George (2010)

    « C’est un film essentiel et hors norme. Entre 2007 et 2010, Sylvain George a séjourné à Calais, observé les quais, les parcs et les voies de chemin de fer, lieux quotidiens des clandestins du port. Il a passé du temps avec eux, écouté leurs histoires et regardé leurs photos de famille. Quand le gouvernement a envoyé les CRS détruire “la jungle”, le triste refuge des migrants de Calais, le cinéaste a su déceler les volontés intactes sous la violence aveugle et les regards de détresse. Loin de les réduire à leur statut de victimes, Sylvain George filme les clandestins debout, en révolte. “Honte à l’Europe !”, dit l’un d’entre eux. Entendons-le. » – Mathilde Blottière, Télérama

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  • « Vol spécial » de Fernand Melgar (2015)

Après La Forteresse, qui décrivait les conditions d’accueil des demandeurs d’asile en Suisse, Fernand Melgar porte son regard vers la fin du parcours migratoire. Au centre de détention administrative de Frambois, des hommes sont emprisonnés dans l’attente d’un renvoi du territoire helvétique. Leur demande d’asile a échoué, ils sont sommés de repartir après, pour certains, avoir passé plusieurs années en Suisse, travaillé, payé des impôts, fondé une famille. Si leur incarcération peut durer jusqu’à 18 mois, l’annonce du renvoi intervient quant à elle sans crier gare, et sa mise à exécution est imminente. Dans ce huis clos carcéral, la tension monte au fil des jours. D’un côté des gardiens pétris de valeurs humanistes, de l’autre des hommes en bout de course, vaincus par la peur et le stress. Se nouent alors des rapports d’amitié et de haine, de respect et de révolte jusqu’à l’annonce de l’expulsion vécue comme un coup de poignard. Cette relation s’achève la plupart du temps dans la détresse et l’humiliation. Ceux qui refusent de partir seront menottés, ligotés et installés de force dans un avion. Dans cette situation extrême le désespoir a un nom : vol spécial. Venu à la rencontre de certains réfugiés et des acteurs de terrain qui agissent autour des campements de rue de Paris, le réalisateur Matthieu Tribes a voulu mettre en image l’allégorie de cette tragédie : la fermeture des frontières tue aussi sûrement que les catastrophes qui ont fait fuir les personnes exilées. De l’autre côté de ces murs, que la vox populi ou les politiques actuelles érigent en forteresses, des familles entières sont prisent entre le marteau et l’enclume : fuir et vivre comme un paria ou rester et risquer la mort.

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  • « Les messagers » de Hélène Crouzillat et Laetitia Tura (2015)

Du Sahara à Melilla, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière. « Ils sont où tous les gens partis et jamais arrivés ? »

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  • « Border » de Laura Waddington (2004)

En 2002, Laura Waddington a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et irakiens qui essayaient de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp.

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  • « L’escale » de Kaveh Bakhtiari (2015)

A Athènes, le modeste appartement d’Amir, un immigré iranien, est devenu un lieu de transit pour des migrants qui, comme lui, ont fait le choix de quitter leur pays. Mais la Grèce n’est qu’une escale, tous espèrent rejoindre d’autres pays occidentaux. Ils se retrouvent donc coincés là, chez Amir, dans l’attente de papiers, de contacts et du passeur à qui ils confieront peut-être leur destin…

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  • « Roya la vallée rebelle » The Guardian (2017)

Cedric Herrou est un paysan qui supporte et héberge des réfugiés africains au village de Breil-Sur-Roya dans les Alpes Maritimes. Pour certains il est comme un bon samaritain héroïque, mais pour d’autres, comme la Police Aux Frontières ou le cabinet du procureur de la République de Nice, il est dénoncé comme le chef d’une bande de contrebandiers qui passent des immigrés clandestins d’Italie en France en moquant des contrôles frontaliers. Alors que Cedric est déjà sous le coups de plusieurs poursuites judiciaires, pouquoi lui et ses camarades se sentent ils obliger de défier les autorités?

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En janvier 2016, à la demande d’Arte, Yolande Moreau se rend une dizaine de jours sur le camp de Calais et celui de Grande Synthe (alors camp du Basroch). Le documentaire qui en ressort est un mélange d’entretiens de terrain, avec exilé.e.s et bénévoles, et de lecture de textes du poète Laurent Gaudé.

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