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Journal « Mur-mures aux frontières » du mois de Juin

Journal à retrouver ici https://valleesenlutte.noblogs.org/files/2019/06/murmures-juin19.pdf

 

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Nos actions

Appel à bénévoles et à dessert pour le fête de Saint Jean // Dimanche 23

Afin d’organiser la fête de la Saint-Jean dont nous assurons la partie animation est les repas, nous sommes en recherche de bénévoles ce dimanche 23. Vous pouvez voir les besoins et vous inscrire sur https://mensuel.framapad.org/p/fete-de-la-saint-jean

Aussi, nous lançons un appel à dessert afin d’en proposer à prix libre. Merci de vous inscrire sur le frama également. Les desserts seront à déposer dimanche à partir de 15h en bord de Drôme ou avant à la maison de Vercheny

Presse

Des vidéos du Centre de rétention administrative de Vincennes, juin 2019

Durant les six derniers mois, les communiqués et grèves de la faim collectives se sont enchaînés à un rythme rarement égalé dans les différentes prisons pour étranger.es françaises.

Dans une indifférence quasi générale.

Des centaines de gens -enfermés pour simple défaut de papier-, ont vu la durée maximale de leur enfermement passer de 45 à 90 jours. Trois mois : c’est une véritable peine.

Dans l’indifférence quasi générale.

Quelques uns d’entre eux, ont tout récemment pris la peine de faire sortir ces quelques vidéos pour tenter d’alerter sur le sort qui leur est fait. ils y parlent de leurs conditions de détention, de l’attitude des policiers qui les gardent etc.

La moindre des choses que nous pouvons faire est bien de relayer ces images, de les montrer, de pousser les autorités à y réagir pour mettre un terme aux situations qui y sont dénoncées. En espérant que ce n’est pas, une fois de plus, par la simple répression que ces autorités se manifesteront.

Nous relayons ici quatre vidéos de l’intérieur du CRA de Vincennes

Des vidéos du Centre de rétention administrative de Vincennes, juin 2019

 

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Feu de la Saint Jean à Saillans organisé par notre Asso Voies Libres // Dimanche 23 juin

 

Dimanche 23 juin, les berges de Saillans accueillent de nouveau les feux de la St-Jean !
Au programme, dès 19h, scène ouverte à toutes et à tous suivie de la fanfare “Le Ré grave” (http://leregrave.fr/accueil.html).
Vers 22h30, illumination des 3 becs suivi de l’embrasement du feu.
Sur place, repas africain préparé par la maison d’accueil de Vercheny.
Un événement porté par l’association Voies Libres Drôme (https://voieslibresdrome.wordpress.com/) en collaboration avec la Mairie de Saillans

Plus d’infos à venir mais notez d’ores et déjà que nous lançons un appel à dessert que vous pouvez dimanche 23 dans l’après midi en Bord de Drôme, soit déposer avant à la maison de Vercheny.
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Agenda

MILLE COLLINES, MILLE COOPERANTS… ET MOI, ET MOI ET MOI ? Conférence gesticulée à deux voix sur l’avant génocide des Tutsi du Rwanda en 1994 // Samedi 29 juin à 19h à La Halle de Dieulefit

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Samedi 29 juin à 19h à La Halle, rue Justin Jouve, à Dieulefit

Les associations Survie et Intore Za Dieulefit vous invitent à une représentation unique de

MILLE COLLINES, MILLE COOPERANTS…

ET MOI, ET MOI ET MOI ?

Conférence gesticulée à deux voix sur l’avant génocide des Tutsi du Rwanda en 1994

Claire-Emmanuelle a travaillé au Rwanda en 1992-1993, au moment où la mécanique génocidaire se mettait en place. 20 ans plus tard, elle croise Antoine, engagé dans l’association Survie, qui l’entraîne dans la création de cette conf’ gesticulée.

Par le croisement de lettres de l’époque, d’illustrations, de témoignages, de questionnements, ils expliquent et racontent de façon simple et sensible comment s’est préparé du génocide des Tutsi de 1994, quelles sont ses origines historiques, sociales, politiques, la mise en place de la mécanique raciste, et comment la France, son armée, ses coopérants techniques et militaires, y ont joué un rôle.

 

Les conférences gesticulées … c’est quoi ?

La conférence gesticulée est un objet non identifié formellement, impossible à rentrer dans une case et c’est bien ainsi. Disons que c’est un conte politique, une proposition de réflexion. On y gesticule plutôt que d’expliquer, on y raconte plutôt que d’argumenter.

C’est la rencontre entre des « savoirs chauds », des récits de vie, des savoirs populaires, des idées politiques, des expériences… et des « savoirs froids », de la théorie, des analyses scientifiques… Bref ! Un mélange de moments vécus, de choses comprises et de choses apprises.

 

Pourquoi parler du génocide des Tutsi du Rwanda 25 ans après ?

Parce que c’est aussi une histoire française. L’association Survie travaille depuis 25 ans à documenter et dénoncer le soutien des plus hautes autorités françaises de l’époque au gouvernement rwandais avant, pendant et après le génocide. Fin juin, ce sera les 25 ans du massacre de Bisesero, qui a eu lieu suite à l’abandon de 2000 Tutsis à leurs bourreaux par des militaires français de l’opération turquoise. L’association milite pour mettre fin à l’impunité et obtenir justice pour les victimes et les rescapés. Survie a déposé plusieurs plaintes devant la justice française contre des responsables politiques et militaires français, des présumés génocidaires réfugiés en France sans être inquiétés, des acteurs économiques ayant collaboré avec le régime génocidaire. 25 ans après les faits, tout reste à faire : aucun responsable français n’a jamais été jugé ; seulement 3 génocidaires ont été condamnés (le 1er n’a été jugé qu’en 2014!) ; le fonctionnement institutionnel qui a permis aux dirigeants français de se rendre complice de ce crime n’a pas été remis en cause.

Pour plus d’information : www.survie.org / Facebook : surviefrance / Twitter : @Survie

 

Agenda

Soirée ciné/concert ce mercredi 19 juin au Pied de Nez (StEulalie en Vercors)

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Ce mercredi, soirée ciné/concert avec projection de Déplacer les montagnes, film documentaire sur les rencontres entre les personnes éxilées qui arrivent après un long périple et celles et ceux qui les accueillent dans le Briançonnais. Extrait sur https://www.helloasso.com/associations/un-the-dans-la-neige/collectes/un-the-dans-la-neige
A 21h30, concert d’Hermann.

Agenda

« fête des Normal » // pique-nique ce dimanche 23 juin, à 13 h, au parc de l’Épervière à Valence

Un petit pique-nique est organisé ce dimanche 23 juin, à 13 h, au
parc de l’Épervière à Valence, avec plusieurs demandeurs d’asile qui
étaient en procédure Dublin et qui ont obtenu le passage en
procédure normale (30 dossiers). C’est la « fête des Normal », comme ils
disent

Si vous avez envie d’un moment convivial, apportez de quoi déjeuner (il
y a des tables et bancs mais des couvertures peuvent être nécessaires
pour se mettre dans l’herbe) et si quelques parties de badminton ou
football ou autres vous tentent, apportez vos raquettes (ou autres idées
!)…

Collectif exilés et Crestois

Presse

Nouvelle offensive de l’exécutif sur l’immigration Plusieurs déclarations d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont mis en alerte les députés de l’aile gauche de la majorité // Le Monde, 11 juin 2019

 

En sortant de l’Elysée ce 30 avril, les députés La République en marche (LRM) de la commission des lois ont préféré garder le silence. Emmanuel Macron vient de les recevoir comme il le fait de temps en temps. Lors de cet échange, les députés ont été surpris d’entendre le président de la République s’« arrêter longtemps » sur la question de l’immigration, les plongeant dans un certain malaise.
« Il nous a dit en substance : “Ne vous y trompez pas, la question de l’immigration, comme celle de la sécurité, est encore devant nous” », raconte l’un des présents. Un autre explique que le chef de l’Etat a annoncé aux députés que la loi asile et immigration, dite « loi Collomb », entrée en vigueur au 1er janvier, est « déjà obsolète ».
Le texte, qui a notamment permis d’allonger la durée de rétention, avait semé la division dans les rangs de la majorité lors de son examen à l’Assemblée. Mais, que ce soit en matière d’expulsions ou d’accélération du traitement des demandes d’asile, elle n’a pas produit de miracle. Le gouvernement s’inquiète de voir la demande d’asile augmenter de 13 % depuis le début de l’année, après une hausse de 22 % en 2018. « Le nombre de demandeurs d’asile est très nettement en baisse en Europe. Le seul pays qui garde toute son attractivité, c’est notre pays, c’est un problème », estime Didier Paris, député LRM de la Côte-d’Or.

La sortie du chef de l’Etat a néanmoins provoqué un grand malaise dans l’assistance. « C’est un thème qui met en pyrolyse la moitié du groupe », résume l’un d’eux. Les questions régaliennes et de liberté publique font partie des pierres d’achoppement au sein de la majorité. « Une bonne partie du groupe est progressiste sur ces questions », prévient le député Aurélien Taché (Val-d’Oise), qui regrette par ailleurs que « beaucoup au gouvernement fantasment les inquiétudes des Français sur l’immigration ».
Mais le président de la République est bien décidé à remettre le sujet sur la table pour la seconde partie du quinquennat. Et Matignon défend cette ligne. L’immigration « devrait être un moment important de la déclaration de politique générale », mercredi 12 juin, d’Edouard Philippe, confie l’un de ses proches. « On ne peut pas se contenter d’envoyer des signaux », commente un conseiller. Une réunion interministérielle s’est tenue à Matignon sur le sujet, lundi 3 juin. La semaine dernière, les députés de la commission des lois ont également été reçus Place Beauvau et « le ministre de l’intérieur les a ambiancés sur la trop grande attractivité de la France, rapporte un député de la majorité. Il teste le terrain ».

Les députés ont d’ailleurs eu un aperçu de cette volonté lors des débats sur la loi d’orientation des mobilités, la semaine dernière. Le gouvernement a soutenu un amendement issu du groupe Les Républicains (LR), qui prévoyait d’exclure des tarifs réduits dans les transports les étrangers en situation irrégulière bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (AME). Cette proposition, surnommée l’« amendement Pécresse », car c’est un cheval de bataille de la présidente de la région Ile-de-France, a finalement été rejetée. Mais elle indique ce que l’exécutif a en tête. « Le budget de l’AME va atteindre le milliard d’euros dans le cours du quinquennat », note un député LRM. Même si cela ne représente que 0,5 % du budget de l’assurance-maladie, « c’est un seuil très symbolique aux yeux de beaucoup de Français », veut-il croire.

Déjà, Emmanuel Macron avait voulu faire de l’immigration un thème central du grand débat national, déconcertant jusqu’à certains de ses conseillers, alors que le mouvement des « gilets jaunes » ne s’était pas cristallisé dessus. Il n’a d’ailleurs été que très peu abordé lors des trois mois de consultation et, le 3 avril, à Saint-Brieuc, le président a reconnu que cela avait fait partie des « grands absents » du débat.
Pour autant, lors de sa conférence de presse, le 25 avril, il a relancé le sujet, déclarant : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à des détournements très profonds du regroupement familial comme des migrations liées à l’asile. » L’occasion d’annoncer son souhait de voir se tenir « chaque année au Parlement un débat sur la politique migratoire ». « Emmanuel Macron ne veut pas mettre les choses sous le tapis », justifie le député Didier Paris, pour expliquer l’insistance présidentielle. « La tension sur ce sujet est latente et peut resurgir à tout moment », défend à son tour un conseiller élyséen.
La résurgence du sujet au niveau politique a aussi des raisons électorales. Les élections européennes ont montré à La République en marche qu’elle avait des réserves de voix à droite. Des électeurs qu’il s’agit de soigner en vue des prochains scrutins. Un député de la commission des lois a compris que, pour le président de la République, « 2022 se jouera sur ces sujets » régaliens.
Dans une interview au Point, publié le 6 juin, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a d’ailleurs appelé le chef de l’Etat et le premier ministre à faire de « la sécurité (…) une grande politique sociale ». Un élu de la majorité y voit un parallèle avec le recentrage du quinquennat de Nicolas Sarkozy en 2010 sur les questions d’immigration et de sécurité : « Il y a eu le discours de Grenoble, Buisson a gagné, et les digues ont sauté, rappelle-t-il. Un peu comme ça se passe en ce moment. » Pour cet élu, le président de la République peut être tenté de « contrebalancer le virage social (consécutif à la crise des “gilets jaunes”) par un durcissement sur les sujets régaliens ».

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/06/11/nouvelle-offensive-de-l-executif-sur-l-immigration_5474629_823448.html?fbclid=IwAR1WUHW9I6CFYU7xvdwzu2H08c0McbIjOGmSCb7sO_7DthU36jcBkfiv5r0